Pourquoi bientôt vous ne pourrez plus vivre sans les réseaux sociaux ?

Réseaux sociaux

En 15 ans, les réseaux sociaux ont pris une place centrale dans notre vie à tous. 4,2 milliards d’êtres humains soit environ 54% de la population mondiale seraient présents sur ces réseaux. Autrement dit, plus d’1 personne sur 2 dans le monde utilise les réseaux sociaux. Ils nous ont bouleversés dans tous les aspects de nos vies : dans le rapport à l’autre, dans les études, le travail, la culture, la citoyenneté…

Notre addiction aux réseaux sociaux a changé la façon dont nous communiquons, mais aussi la façon dont nous menons nos affaires, notre vie personnelle et professionnelle, ainsi que la manière dont nous nous comportons en société, et cela à une vitesse fulgurante.

Il est intéressant de constater que les réseaux sociaux sont une tendance de fond, puisque aujourd’hui chaque génération possède un réseau social qui lui est dédié. Après, Facebook, Twitter et Instagram qui se sont installés comme des mastodontes, il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau réseau n’apparaisse auprès du grand public : BeRealSignalTinderSoundcloud ou encore ClubHouse (nouveau réseau social vocal accessible uniquement sur invitation, dont nous avons parlé dans un de nos derniers articles), pour ne citer qu’eux.

Voici donc six observations sur la façon dont les réseaux sociaux ont déjà changé notre quotidien et vont continuer à le faire dans les années à venir :

Les réseaux sociaux sont passés du statut d'accessoire à celui de composante essentielle de toute la stratégie commerciale

Comme l’expliquait la chercheuse Claire Wardle : « En seulement 7 ans, la rédaction de beaucoup de journaux a été perturbée par les réseaux sociaux. Ils ne sont plus considérés comme un marché de niche. A contrario, les réseaux sociaux affectent le fonctionnement de leur organisation. »

Avant, les réseaux sociaux étaient la propriété d’un petit groupe d’Ayatollah du geek de la silicone vallée. Les choses ont changé puisque maintenant toutes les composantes de l’entreprise doivent s’y intéresser : le service commercial pour la prospection, le SAV pour la relation client, le service achat pour la veille, … D’ailleurs si l’un d’entre vous a besoin d’un coup de main, notre équipe est apte à vous aider à élaborer et à renforcer votre stratégie numérique

Les plateformes de réseaux sociaux pourraient être les banques du futur

Imaginez que vous puissiez un jour payer votre loyer ou investir dans une entreprise via votre réseau social préféré. Il n’est pas impossible que cela arrive dans les années futures. Le secteur bancaire est en train d’être totalement chamboulé par une vague de néo banques et d’applications FinTech en tout genre. 

Certaines lorgnent même sur le prêt personnel (par exemple pour les préparatifs d’un mariage), le prêt à la consommation (notamment pour l’achat de meubles) et les assurances. On peut voir clairement que ces derniers influencent la capacité à obtenir un prêt.

Même si les conditions restent strictes, le plus grand défi est de maintenir des normes de sécurité et de garantir que les clients fournissent des informations personnelles en connaissance de cause. Les banques doivent également mettre en œuvre des politiques sophistiquées et adaptées aux réseaux sociaux.

Les médias sociaux bouleversent les soins et la santé publique

Le secteur de la santé a su s’adapter aux réseaux sociaux, que ce soit par le biais de campagnes de santé publique (notamment les campagnes sur le cancer mais aussi concernant le sida, la COVID-19) ou de visites virtuelles chez le médecin : mention spéciale pour Doctolib, licorne française qui a révolutionné la prise de rendez-vous auprès des professionnels de santé. 

Néanmoins cela n’est pas toujours positif : bien que les réseaux sociaux puissent aider les agences gouvernementales et les experts à partager rapidement des informations importantes (par exemple lors d’une épidémie). Ils présentent également des inconvénients. En effet, on peut voir des quidams partager des informations aussi vite que des établissements de santé reconnus, ce qui ouvre la porte aux fakes news. Le secteur de la santé devra rapidement intégrer cette nouvelle donne afin de riposter aux informations erronées partagées via différents canaux, mais aussi pour soutenir des informations exactes partagées via les comptes et canaux officiels.

Les réseaux sociaux changent la façon dont nous gouvernons et sommes gouvernés

Les réseaux sociaux ont complètement modifié notre rapport à la démocratie. En effet, ils ont permis aux citoyens d’être une source d’idées, de plans et d’initiatives plus facilement que jamais dans l’histoire. À l’avenir, nous pouvons nous attendre à ce que beaucoup de dirigeants adoptent les codes de la démocratie participative car les interactions entre eux et les électeurs deviennent plus simples.  Et c’est une aspiration légitime.

Dans certaines circonstances, le numérique permet de resserrer des liens parfois distendus, entre les politiciens et leurs administrés.  On a pu voir émerger de nombreuses initiatives et outils visant à restaurer la confiance dans le débat public au travers d’une démocratie se voulant « plus pure » (plus directe) et plus participative. Grâce aux réseaux sociaux, le citoyen s’exprime et peut-être amené à se prononcer plus régulièrement sur la vie de la cité. 

Bien entendu, les réseaux sociaux n’ont pas que des avantages. Dans un monde globalisé et sous-tension, un individu seul ou un petit groupe bien déterminé peut mettre le feu aux poudres. WikiLeaks ou la montée en puissance de l’Etat Islamique ne sont que deux exemples de ce transfert de pouvoir, qui nécessitera une réflexion globale sur le concept de gouvernance et d’ingérence dans les institutions publiques par des sociétés privées. 

Les médias sociaux nous aident à mieux réagir aux catastrophes

En cas de sinistres, Facebook permet aux utilisateurs de se déclarer en sécurité.  Les réseaux sociaux contribuant à la diffusion des informations, en effet, il est beaucoup plus facile aujourd’hui d’alerter les secours ou rassurer ses proches.

Heather Leson du Qatar Computer Research Institute estime que cette tendance devrait se poursuivre. En fait, où que nous soyons, de plus en plus de personnes utilisent les réseaux sociaux pour faciliter le travail des secours en cas de catastrophes.

Les personnes et les équipes déployées pour secourir des victimes sont guidées par ces acteurs du numérique qui utilisent leur temps et leurs compétences techniques, ainsi que leur réseau personnel, pour tenter de réduire l’asymétrie d’informations auxquels les aides humanitaires officielles locales font face. Les médias sociaux face aux grands défis de notre temps.

Sinistre Facebook Quai Alpha

Les médias sociaux nous aident à relever les plus grands défis

Les Printemps Arabes sont un exemple célèbre et concret de la façon dont les réseaux sociaux ont changé le monde. Il ne s’agit pas seulement de rassembler les défenseurs des droits humains, mais aussi d’enquêter sur les auteurs de violations de ces mêmes droits humains.

Les contenus partagés sur les réseaux sociaux ont un potentiel d’audience immense, ce potentiel peut être utilisé comme preuve d’exaction et de violation des droits humains pendant les conflits. D’après les procureurs et les défenseurs des Droits de l’Homme, et après les vérifications qui s’imposent, les vidéos postées sur les réseaux sociaux pourraient être présentées devant un tribunal international et faire office de preuve.

La capacité des réseaux sociaux à rassembler des personnes diverses mais partageant les mêmes idées permet également de relever un autre défi de taille : celui du changement climatique.

Véritable caisse de résonnance,  les réseaux sociaux permettent aux gens de proposer des solutions et d’identifier les défis environnementaux en local comme à l’autre bout du globe. Rien n’échappe aux réseaux sociaux. 

Les réseaux sociaux sont inévitables, offrant au public un espace à exploiter et les moyens de participer aux décisions environnementales des gouvernements, mais aussi d’influencer les entreprises dans leur stratégie : n’oublions pas que nous sommes avant tout des consommateurs.