Martin BOUVRON : Bonjour Razek. Après Hanen, merci de te prêter au jeu des 5 questions. A ton tour, peux-tu te présenter ?

Razek AKIR : Je m’appelle Razek AKIR. J’ai 40 ans. J’ai une douzaine d’années d’expérience dans le développement informatique. Ma dernière expérience était un poste d’expert technique à la Société Générale. Elle fut très intéressante pour moi dans la mesure où elle m’a permis de réaliser des développements très complexes dans un environnement où il y a beaucoup de pression. C’est là aussi que j’ai pu me frotter aux méthodes dites agiles par le biais de Scrum. Étant certifié Scrum Master, j’ai pu mettre en œuvre cette méthodologie qui consiste à découper son projet en courtes périodes qu’on appelle des itérations. Une attention particulière est aussi portée aux retours utilisateurs. Cette méthodologie préconise donc des échanges réguliers d’informations entre les équipes de développement et les utilisateurs. Finalement, c’est le fait d’avoir ces multiples compétences qui m’aide aujourd’hui à prendre pas mal de recul pour appréhender mon projet de façon plus globale.

MB : Tu développes Aqoona, un double concept qui est à la fois une plateforme web et une application mobile. Pitch là nous.

RA : Effectivement, Aqoona est une plateforme sociale éducative. Une application mobile est actuellement disponible sur le play store. La version IOS est publiée et est en cours de validation par Apple. Concrètement, cette application est destinée aux collégiens, aux lycéens et aux étudiants. Il s’agit d’un agenda numérique où chacun peut renseigner différents types d’événements pour lesquels il peut être notifié, mais ce n’est pas que ça. Avec Aqoona, il est aussi possible de renseigner ses matières, les coefficients associés et ses notes. Les moyennes sont automatiquement calculées. Pour en avoir discuté avec beaucoup de lycéens et étudiants, c’est une véritable évolution au niveau des usages.

Parallèlement à cela, je finalise les développements d’une version école d’Aqoona. Celle-ci sera proposée sous la forme d’une plateforme web et d’une application mobile. Un abonnement sera proposé aux établissements scolaires qui voudront l’utiliser. Elle permettra d’utiliser les ressorts connus des réseaux sociaux en terme de communication notamment afin d’améliorer la qualité des échanges entre professeurs, élèves et parents d’élèves. Et vu la sensibilité des données manipulées, je garde bien sûr en tête les problématiques liées au RGPD.

MB : Tu as des compétences de développeur. Comment travailles-tu, notamment dans tes choix techniques ou bien encore le design et l’ergonomie.

RA : Comme je le disais, j’attache une grande importance aux retours utilisateurs. Du coup, un des éléments qui me préoccupe le plus est bien l’ergonomie. Les solutions existantes sont confuses et compliquées. C’est un point sensible d’autant plus que l’utilisateur lambda n’est pas forcément féru d’informatique. Il faut donc lui proposer quelque chose qui soit le plus clair et le plus compréhensible possible.

Sur un plan purement technique, je fais constamment de la veille technologique. Mes différentes expériences et les bonnes pratiques que j’y ai observées me permettent d’avancer relativement vite. Comme on ne peut pas être expert en tout, sur des problématiques plus pointues et de manière ponctuelle, il m’arrive aussi de faire appel à un ami.

MB : Ton projet s’inscrit dans un des réseaux thématiques de la Frenchtech, à savoir les EdTech. Comment te démarques-tu de Pronote, le leader du marché ?

RA : J’ai beaucoup étudié ce que propose la concurrence. Pronote est effectivement la référence parmi les différents outils de gestion de vie scolaire, dans la mesure où il est utilisé dans de nombreux établissements. Toutefois, il contient à mon sens de nombreuses lacunes qui m’ont été remontées notamment lorsque j’ai effectué l’étude de marché d’Aqoona. J’ai évoqué précédemment l’ergonomie dont Pronote fait cruellement défaut mais il n’y a pas que ça. L’application mobile qu’ils proposent laisse clairement à désirer. Un exemple parmi d’autres est qu’elle ne dispose pas de notifications push (ce qui devrait être la base pour une application mobile de ce genre).

Aqoona, contrairement à Pronote, est également un réseau social et à ce titre, il apporte des possibilités que n’apporte pas Pronote. Le milieu scolaire est un milieu où les échanges se font de façon permanente et ce, tout au long de l’année. C’est un terrain totalement propice à l’utilisation d’un outil de ce genre.

MB : Jusqu’à maintenant, quel rôle a joué pour toi Lorntech ? Quelles pistes d’amélioration aurais-tu à proposer à Claire et Victoria ?

RA : Claire et Victoria jouent merveilleusement bien leurs rôles de coordinatrices. Je suis persuadé que leur présence est primordiale dans la réussite ou non des startups de la région. Grâce à elles, j’ai pu rencontrer beaucoup de gens qui m’ont énormément appris. C’est vraiment très enrichissant et très enthousiasmant pour la suite. C’est également important de les savoir à nos côtés en cas de besoin. Je ne peux que les inciter à continuer.