Smartcities : Le calvaire énergétique et les opportunités économiques.

Smartcities : Le calvaire énergétique et les opportunités économiques.

Smartcities : villes intelligentes et datas. Le calvaire énergétique et les opportunités économiques.

Les smartcities : définition.

Les smartcities … Villes intelligentes qui utilisent et exploitent les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la qualité des services qu’elles hébergent et fournissent. Améliorations économiques et/ou écologiques.

Le décor des smartcities est posé. Faisons le point sur ce qui la compose, les principaux objectifs qu’elles ambitionnent d’atteindre, les changements comportementaux qu’elles engendrent chez les utilisateurs

L’objectif principal des smartcities étant d’améliorer la qualité des services fournis par la ville. Celles-ci seront animées par un écosystème intégrant diverses ressources telles que digitales, humaines, financières, entre autres. Il est important de comprendre que la mise en place d’un tel écosystème nait de vraies volontés politiques. Ce sont ces acteurs qui se placent souvent comme maître d’ouvrage de ces ‘’smartprojets’’.

C’est bien joli tout ça, mais il se passe quoi dans ma ville ? Les smartcities sont truffées de capteurs qui communiquent entres eux et alimentent des datas-center en informations riches de sens pour les infrastructures qui savent les exploiter. Les immeubles dans lesquels vous travaillez quotidiennement intègrent des capteurs de mouvements sismiques, de températures internes et externes, de pollution de l’air ambiant, des systèmes de badgeages pour les pointeuses et la sécurisation des accès …

What else ?

Là n’est qu’un aperçu de ce qui se passe dans un rayon de 30 mètres autour de vous. Quid des routes ?, de la distribution d’eau, de gaz et d’électricité ?, de l’environnement ?. Le simple fait de présenter votre pass-Navigo engendre une une production de données. Traitées, ces données feront ressortir les heures d’affluences les plus intenses et seront hiérarchisées par secteurs géographiques par exemple. Des capteurs sur nos routes permettent d’avoir le même type de données. Capteurs de pollution ? classés par zones géographiques, ils permettront de mesurer le taux de pollution en fonction des heures de la journée…

En d’autres termes, le principe est le même pour tous les types d’infrastructures mesurées dans les smartcities, elles utilisent des éléments de mesures afin d’optimiser les processus, les coûts et la qualité des services.

Les données recueillies représentent l’or noir du 21ème siècle. Mais sans traitement, la donnée n’est rien. Tour d’horizon de la data et de nos capacités de traitement.

Il est d’ailleurs à noter que le volume de données mondial sera multiplié par 5 d’ici 2025. Cette prévision montre à quel point les objets connectés vont évoluer tant techniquement qu’en nombre d’ici là. Véhiculant toujours plus de données, engendrant toujours plus de traitements.

L’internet des objets quant à lui (IoT) poursuit le même rythme de progression. En 2018 nous comptions 5,2 millions d’objets connectés. Le marché français des objets connectés a passé le milliard d’€ en 2018 avec une prévision de croissance d’environ 30% par an. De quoi donner le sourire aux acteurs du secteurs.

Dans son discourt de début d’année, M Bruno LEMAIRE a affirmé vouloir faire de la France le champion des centres de données en Europe. La France occupant actuellement la quatrième place de ce classement.

Fin 2018 la France comptait 180 datas-center environ. Prévision à +9%/an pour fin 2020. Pour rappel, 90% des données actuelles ont été créées au cours des 2 dernières années. Cela démontre la volonté des états à continuer le développement des diverses technologies liées aux datas-center. Environnement et écologie, techniques thermiques, sécurité informatique et des infrastructures, énergies renouvelables …

 

La capacité de traitement de nos datas-center ? Pour donner une idée, chaque personne dans le monde produit 1,7Mo de données par seconde. Sur une journée normale entre 7h et 22h presque 92 Go de données (l’équivalent de plus de 8 saisons de 15 épisodes chacune de votre série préférée…). Youtube par l’exemple ingurgite l’équivalent de plus de 3 saisons de 15 épisodes de 40mn, toutes les minutes !

Nous avons parlé datas, parlons traitement de la donnée. Toutes ces données ne valent rien si elles ne sont pas traitées. En effet, au-delà de son stockage, des technologies telles que le deep-learning et l’intelligence artificielle peuvent en tirer la moelle. Ainsi dans une majeure partie des cas, ces systèmes pourront engendrer de manière autonomes et standardisées diverses actions afin d’améliorer la qualité des services de la ville connectée.

Concrètement ? Soyez observateur, il se passe des choses autour de vous…

L’analyse du trafic routier sur certaines zones et à certaines heures induira un choix des systèmes afin de désengorger les itinéraires les plus empruntés au profit d’axes sous exploités jusqu’ici.

Une mesure correcte de la présence humaine dans un immeuble permettra une optimisation des énergies consommées en chauffage et en lumières en coupant/allumant les systèmes de manières plus pertinentes et ciblées.

Une mesure correcte de l’affluence dans les transports en communs, et ce dans des zones et des créneaux horaires différenciés permettront une amélioration des services et des coûts. Amélioration par la limitation ou l’augmentation des rames de métro ou de bus disponibles.

L’analyse de la pollution de l’air en temps réel permet déjà d’ordonner la réduction du trafic dans des zones différenciées par la restriction de circulation de certains types de véhicules. Parallèlement, les capteurs optiques placés sur la chaussée identifieront les contrevenants à cette restriction et établiront eux aussi les statistiques liées.

Les capteurs de particules, de fumée, de chaleur améliorent grandement les capacités de réaction de la sécurité civile face aux incendies de forêts par exemple. Des détections de risques sur des zones restreintes peuvent automatiquement déclencher des actions préventives en attendant l’intervention humaine.

Et l’écologie dans tout ça ?

Finalement, c’est bien sur ce point que les opinions divergent. Les pros ‘’Iot’’ argumentent sur l’optimisation des coûts et la maîtrise de la consommation des ressources naturelles. Les ‘’antis’’ argumentent également l’incroyable augmentation de la consommation énergétique. Les débats sont donc ouverts. A titre d’exemple, la région parisienne possède et héberge la plus grande concentration de datas-center en France. Il est difficile à ce jour d’en construire d’autres. Malgré l’émergence des besoins réels. Non pas par manque de place mais par manque de ressources énergétiques.

En effet les infrastructures de productions énergétiques ne suffisent pas face aux besoins.  C’est dire l’importance que revêt la data dans l’économie général. Il est donc complexe à ce jour de calculer précisément le gain net énergétique et donc écologique lié à l’exploitation des données. Pour économiser l’électricité d’un immeuble il est nécessaire d’utiliser des datas- center ; qui consomment de l’énergie…

Et pourtant, un discours commun émerge toutefois des acteurs du secteur. Il est nécessaire de développer l’utilisation des énergies renouvelables. Même si Bruno LEMAIRE veut placer la France comme leader européen dans l’exploitation des données, les discours politiques volontaristes feront toujours face aux lobbies des énergies fossiles et nucléaires.

Affaire à suivre.

Article rédigé par Marc CORNET

Parlez-vous start-up ?

Parlez-vous start-up ?

Parlez-vous start-up ? L’instant culture…

 

Vous avez connu ce moment de solitude ou Jean Pierre, votre beau frère discute avec vos voisins de table des processus de méthanisation … Vous êtes largué …  On va arranger tout ça.

Rien de compliqué en soi. Comme pour tous métiers, un vocabulaire spécifique est employé entre professionnels du même monde. Malheureusement, le petit Larousse du start-up n’existe pas encore (je crois). Remédions (en partie) au problème. (Merci à www.medium.com pour les éléments cités)

 

florilège pour combler les manques. INTERROGATION ÉCRITE semaine prochaine !

 

Accélérateur de start-up (start-up accelerator)

Structure d’accompagnement de start-up, qui sélectionne fortement les start-up qu’elle accepte à l’entrée, et va les aider à se développer pendant des durées courtes, généralement de 3 à 6 mois. Les accélérateurs privés et indépendants vont se rémunérer en capital en prenant quelques points du capital, qui se valoriseront quand les start-up se revendront. Les accélérateurs, à l’inverse des incubateurs, n’ont pas forcément de locaux à proposer aux sociétés. Ils apportent une prestation de conseil, de coaching, de méthodologie, et potentiellement des ressources techniques (CTO, UX…). Les accélérateurs peuvent aussi investir du cash dans les start-up qu’ils ont sélectionnées, soit en direct, soit via un fonds attenant.

AI (ou Artificial Intelligence)

En informatique, l’AI désigne une machine qui imite les fonctions cognitives que les humains associent à d’autres esprits humains, comme «apprendre» et «résoudre des problèmes» : compréhension du langage humain, la compétition au plus haut niveau dans les systèmes de jeu stratégiques (Echecs, Go…), la conduite de voitures autonomes… Les start-up appliquent mes algorithmes d’AI à un nombre croissant de problématiques pour les “disrupter”.

Augmentation de capital (« AK »)

Emission d’actions nouvelles qui sont achetées par des souscripteurs existants ou nouveaux de façon apporter du cash à la start-up. Cette augmentation de capital dilue les actionnaires existants. Ces actions sont généralement achetées avec une « prime d’émission » par rapport aux actions émises lors de la création de la société, prime d’émission négociée lors de l’entrée.

Bankable

Vient du jargon cinématographique, pour désigner une star qui va assurer une audience à un film, donc qui va attirer des financements. Par extension, se dit d’un secteur, d’une start-up, d’un entrepreneur ou d’une entrepreneuse très à même d’attirer des investissements.

Blockchain

Technologie inventée en 2008, une blockchain est une liste croissante d’enregistrements, appelés blocs, qui sont liés et sécurisés en utilisant la cryptographie. Chaque bloc contient un extrait du bloc précédent, un horodatage et des données de transaction. Par conception, une blockchain est intrinsèquement résistante à la modification des données. C’est un registre (“Ledger”) ouvert et distribué qui peut enregistrer les transactions entre deux parties de manière efficace, vérifiable et permanente. Une blockchain est généralement gérée et stockée par un réseau d’ordinateurs adhérant collectivement à un protocole commun, y compris pour la validation de nouveaux blocs: la pirater nécessiterait un piratage de la majorité des ordinateurs du réseau. Les blockchains sont donc très appropriées pour l’enregistrement d’événements et de transactions. La blockchain a été utilisée dès 2008 pour créer une “crypto-monnaie” devenue célèbre, le bitcoin. Tout comme l’AI (avec qui il se combine), le secteur blockchain est très “bankable”.

Board

Principal organe de direction d’une société, incluant ses investisseurs. Sa dénomination exacte varie selon le pays et la forme de la société. Dans le cas habituel des Sociétés par Actions Simplifiées (SAS) françaises, il s’agit généralement d’un « comité stratégique ». Le périmètre des décisions prises par ce comité sont déterminées par le pacte d’actionnaire.

Bootstrap

Démarrage de l’activité de la start-up avec des fonds propres très limités, sans investissement extérieur. Les porteurs de projet ne se payent pas à ce stade.

Break-up fees (celui là est sympa)

Indemnité financière qui peut dans certains cas être prévue contractuellement en cas de rupture de la termsheet, à la charge de la partie à l’origine de la rupture.

Bridge financing

Financement relais, apporté avant une nouvelle arrivée d’investisseurs en capital ou avant une introduction en Bourse, généralement par les investisseurs existant, sous forme d’obligations convertibles et à des conditions préférentielles par rapport aux investisseurs suivants.

Build up

Croissance d’une entreprise par rachat d’entreprises généralement de plus petite taille, sur des segments ou des géographies complémentaires. Les entreprises sous LBO font beaucoup de “Build Up” de façon à accroître rapidement la valeur de leurs participations. Mais les start-up financées en font également de plus en plus.

Burn rate

Montant de cash consommé mensuellement par une start-up (dépenses récurrentes, moins ses revenus).

Business Angels

Personnes physiques investissant leur argent personnel et en apportant leurs avis, conseils et réseaux. Il existe de nombreuses associations de business angels, qui investissent souvent à plusieurs sur un même deal (en France : Paris Business Angels, HEC Business Angels, XMP…).

Business model

Le « modèle d’affaires », est une représentation synthétique des principaux aspects de la création de valeur d’une organisation, tant au niveau de ses finalités (objectifs, offres, stratégies) que des ressources et moyens déployés. Dans la création d’entreprise ou d’activité, la rédaction du business model (à ne pas confondre avec le business plan), constitue un exercice majeur, car il donne un aperçu complet de la capacité du projet à créer de la valeur plus ou moins rapidement.

Business Plan

Document détaillé préparé par une start-up pour expliquer les objectifs de la société, avec une focale sur les previsions financières. Ce document est important pour lever des fonds. Il est aussi préparé de façon annuelle par les start-up pour approbation par le board.

Buzz

“Faire le buzz” : capacité d’une start-up à faire parler d’elle (notamment via les réseaux sociaux) et à créer une excitation, générant au passage des retombées dans les médias.

Capital Risque (Venture Capital)

Classe d’investissement en capital en fonds propres dans des start-up. Selon la maturité du projet à financer, le Capital Risque se subdivise comme suit :

  • l’Amorçage (ou Seed) finance le tout début de son activité, lorsqu’elle ne fait pas encore de revenu significatif. Un tour d’amorçage commence à quelques dizaines de milliers d’euros, typiquement jusqu’à 1M€.
  • Viennent ensuite le premier tour (Round A) , puis deuxième tour (Round B), troisième tour (round C)… Les tailles des tours sont très inégales entre les pays et les secteurs mais vont généralement en augmentant de tour en tour. Les premiers tours commencent à quelques millions d’euros et peuvent parfois dépasser les 10M€.

Cash out

Désigne la revente d’actions en cash (partielle ou totale) avant une opération de liquidité totale des titres (revente ou IPO). Cela se fait généralement à une valeur négociée inférieure au dernier prix de l’action lors d’une augmentation de capital (dite opération de « Cash In »). Par extension, “cash-outer” veut dire vendre (une partie de) ses actions en cash.

Churn Rate

Taux d’attrition, c’est-à-dire la proportion de clients perdus sur une période donnée.

Cliff

Période minimale (typiquement 1 à 2 ans) pendant laquelle il est nécessaire de rester dans une start-up pour pouvoir exercer des stock-options.

Closing

Dernière étape d’un investissement (ou d’un désinvestissement), à l’issue de laquelle tous les documents juridiques sont signés, les fonds sont versés par les investisseurs financiers et la transaction est réalisée. On signe généralement 3 types de contrats : Pacte d’actionnaire, Protocole d’investissement et Bulletins de souscription. On peut y signer en plus une Garantie d’Actif et de Passif et des « Side Letter ».

Community manager

Compétence clé dans une start-up, c’est la personne chargée de créer et gérer une communauté autour de l’entreprise. Elle est chargée de gérer les comptes des réseaux sociaux de l’entreprise.

Corporate Venture ou Corporate Venture Capital (“CVC”)

Fonds d’investissement venture d’une grande entreprise (“Corporate”). Près d’une levée sur cinq dans les start-up se fait avec l’aide d’un “CVC”.

Comparables (méthode des comparables)

Méthode de valorisation des entreprises se basant sur la valorisation d’autres sociétés du secteur, puis en réalisant une péréquation sur les chiffres d’affaires ou les bénéfices.

Coworking space

Espace de travail partagé, ouvert et convivial, incluant des lieux de réunion, de rencontre, encourageant généralement l’échange et l’ouverture. Les coworking space ne sont pas occupés que par des start-up à la différence des incubateurs.

Crowdfunding (ou financement participatif)

Outils et méthodes de transactions financières qui font appel à un grand nombre de personnes afin de financer un projet, soit en capital, soit en avance sur le projet. Ce mode de financement se fait via des plateformes de financement participatif sur internet. En France, le crowdfunding en capital nécessite un agrément spécifique de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et est limité à 2,5 M€.

Deal Flow

Flux d’affaires potentielles, d’un fonds d’investissement ou d’une start-up. Il comprend l’intégralité des opportunités apportés par des relations personnelles, des intermédiaires spécialisés, des événements, des réseaux affiliés, ou directement par les entrepreneurs eux-mêmes.

Deck (ou Pitch Deck)

Présentation power point courte (10 à 20 slides) qui couvre tous les aspects d’une start-up de façon concise et attractive, généralement réalisé avec l’aide d’un designer professionnel.

Disruption

Le succès de nombreuses start-up viennent de leur capacité à “disrupter” (du verbe anglais “to disrupt”) un marché existant via une innovation. Par exemple, Uber a “disrupté” le marché des taxis. Les start-up vont très fréquemment avoir comme objectif de disrupter un marché pour trouver un axe de création de valeur nouveau.

Equity

Actions, en anglais. « Rémunéré en equity » : payé en actions, plutôt qu’en cash.

Evergreen ou Ever Green

Se dit d’une structure d’investissement qui n’a pas une durée de vie bornée, parce qu’elle a des rentrées de cash récurrentes et de ce fait pas besoin de lever de l’argent régulièrement, et-ou qu’elle n’a pas besoin de rendre de l’argent à ses investisseurs dans un pas de temps strictement borné, à la différence des autres fonds d’investissement (FCPR…). Les structures evergreen sont peu nombreuses dans le venture et ne sont pas agréées.

Growth Hacking

Procédé d’expérimentation rapide de leviers marketing de croissance, conventionnels et non-conventionnels, à travers de multiples canaux pour identifier les plus efficaces. Les « Growth hackers » utilisent souvent des techniques peu coûteuses, comme l’adressage de prospects via les réseaux sociaux professionnels ou le marketing viral. Les accélérateurs s’entourent de ces compétences pour aider les start-up et les intrapreneurs.

Hackathon

Concaténation de Hack et de Marathon, un hackathon est un événement généralement initié par une communauté se réunissant dans un même lieu durant 2 à 3 jours pour former des équipes développant des projets innovants sur une thématique donnée. De nombreuses start-up sont nées d’un projet initié lors d’un hackathon.

ICO (Initial Coin Offering)

Commercialisation d’une nouvelle monnaie virtuelle, ou Crypto-monnaie, dont la sécurisation des transactions est assurée par une technologie Blockchain (voir plus haut). Les unités de valeur (Tokens) ainsi prévendus, peuvent permettre d’acheter les produits actuels ou futurs de la start-up qui les émettent, c’est alors une forme de crowdfunding. Les ICO sont une forme de financement non dilutive pour les start-up, speculative et en forte croissance.

Incubateur

Structure d’accompagnement des start-up, incluant notamment un espace de travail dédié, des locaux qui sont adaptés à leur activité (espaces ouverts, espaces de réunion…), et des services à valeur ajoutée (juridique, comptable, formations, levée de fonds…) qui varient d’un espace à l’autre. Un incubateur peut être public ou privé, spécialisé ou généraliste. A la différence d’un accélérateur, la durée de séjour n’est pas strictement limitée, le loyer est généralement payant et l’incubateur ne prend pas de participation au capital. De nombreuses collectivités soutiennent des incubateurs ou en sont à l’origine, avec pour objectif d’encourager l’innovation et la création d’emplois.

KPI (Key Performance Indicators, Indicateurs clés de performance)

Les start-up en choisissent généralement un nombre réduit et les suivent régulièrement. Il peut s’agir du nombre d’utilisateur, de taux de conversion, de chiffre d’affaire par utilisateur, du coût d’acquisition…

LBO (Leverage Buy Out)

Acquisition d’une entreprise par des investisseurs en capital, généralement associés aux dirigeants de l’entreprise achetée, dans le cadre d’un montage financier comportant une proportion plus ou moins importante d’emprunts (faisant levier ou “leverage”), dont le remboursement est prévu sur les bénéfices futurs de la société. Lorsque les dirigeants rachètent sans investisseurs externes, il s’agit d’un “Manager Buy Out” ou MBO. Il s’agit d’une des “exits” possible pour les start-up arrivées à maturité.

Lead

Terme surtout utilisé dans le marketing B2B (vente à des entreprises), il s’agit d’un prospect, d’une opportunité commerciale. Un “sales” travaille ses Leads en faisant avancer son “pipe”, c’est-à-dire l’entonnoir des clients potentiels qu’il a détecté pour la société. Un contact d’une société qui est dans la cible, mais qui n’a pas forcément de projet, sera qualifié de MQL ou “Marketing Qualified Lead”. Un MQL qualifié par un vendeur va rentrer dans le pipe comme SQL ou “Sales Qualified Lead”, avec une pondération de cloture typiquement de 10%. Lorsqu’on lui fait une présentation pour laquelle il est intéressé, il va progresser à 30%, pour monter à 50% si on lui envoie un devis qu’il a sollicité. On monte à 80% s’il y a une validation orale, et 100% si le deal est signé, et la première facture envoyée. Le rapport MQL/SQL et le taux de transformation des SQL sont les indicateurs de suivi de l’efficacité marketing de la société.

Lean Start Up

L’expression « Lean Startup » (de l’anglais lean, « maigre ») renvoie à une approche spécifique du démarrage rapide d’une activité économique (ou par extension du lancement d’un produit), avec un investissement minimal. Elle repose sur la vérification de la validité des concepts, l’expérimentation scientifique et le design itératif. Elle tend à réduire les cycles de commercialisation des produits, à mesurer régulièrement les progrès réalisés, et à intégrer rapidement les retours de la part des utilisateurs. Le concept formalisé en 2011 par Eric Ries sur des entreprises high-tech de la Silicon Valley a connu un grand succès à travers le monde, notamment grâce à son livre, “The Lean Startup”, ouvrage de référence pour le lancement de start-up.

Licorne (Unicorn en anglais)

Start-up qui dépasse le milliard de dollar de valorisation, et qui de ce fait concentre l’essentiel de la rentabilité des investisseurs. Cela représente 0,2% des start-up aux US. Elles sont encore rares en France : Blabla Car, Talend, Criteo, OVH…

Monetisation

Pour les nombreuses start-up qui proposent des services initialement gratuits, la monétisation est le moment où elle décide de générer des revenus, et par extension les canaux choisis pour cela : publicité, options payantes pour bénéficier de services additionnels (le “freemium”), abonnements, commissions, déclinaison du service pour les entreprises (en “B2B”)…

Minimum Viable Product (MVP) : produit viable minimum

Stratégie de développement de produit, utilisée pour de rapides et quantitatifs tests de mise sur le marché d’un produit ou d’une fonctionnalité. Cette stratégie a été popularisée l’ouvrage “Lean Start Up” d’Eric Ries. Elle est couramment utilisée aujourd’hui pour le développement de nouveaux business modèles et nouveaux produits, pas seulement en start-up.

Nominal

Prix de l’action lors de la création de la société. Si une société est créée avec 1000 actions et un capital social de 1000 euros, le prix nominal de l’action est 1 euro.

OKR (Objectives and Key Results)

Méthodologie utilisée pour définir et suivre (“tracker”) l’avancement des principaux indicateurs mesurables de succès d’une start-up. Les OKRs sont largement partagés dans l’organisation qui les pratique, et très répandues y compris dans des grandes sociétés de la Silicon Valley (Google, Twitter…)

Pet project (Side project)

Projet d’une personne (ou d’une équipe) qui lui tient particulièrement à coeur mais qui n’a rien à voir avec la mission principale. Vient de “pet”, animal domestique.

Pivot

Réorientation (radicale) d’une start-up lorsque la stratégie initiale ne fonctionne pas : choix d’un nouveau business modele, ou d’une nouvelle cible client, utilisation de la technologie pour développer un autre produit…

Pitch

Présentation orale très synthétique du projet d’une start-up, de sa mission et de ses ambitions, en 30 secondes à 3 minutes maximum. Sa préparation est méticuleuse, et elle met généralement en avant les motivations personnelles des fondateurs pour s’être lancés dans le projet, les problèmes qu’ils ou elles ambitionnent de résoudre et les marchés qu’ils souhaitent “disrupter”. Le pitch doit donner envie d’en savoir plus, pour devenir investisseur ou client.

Private Equity (Capital Investissement)

Prise de participation en capital dans des entreprises non cotées. Ses segments :

– le capital-risque : démarrage de nouvelles entreprises (voir ci-dessus)

– le capital-développement (« CapDev ») pour financer le développement de l’entreprise.

– le LBO destiné à accompagner la transmission ou la cession de l’entreprise.

Le terme “Private Equity” vient du fait qu’il désigne les opérations d’investissement en capital autres que celles dans les entreprises « Publiquement cotées » dans des marchés boursiers.

Retargeting (reciblage)

Technique de publicité en ligne utilisée par les spécialistes du marketing pour refaire de la publicité auprès des personnes qui ont déjà visité leur site Web. Quand vous voyez partout sur le web des annonces pour un article que vous avez vu chez un e-commerçant, c’est du retargeting. Le leader mondial du sujet est la “licorne” française Criteo.

Responsive

Capacité d’un site Web à afficher son contenu avec un confort de navigation optimal pour toute taille d’écran (tablette, smartphone ou ordinateur) et pour tout type de browser. Toute start-up doit avoir un site “responsive”.

Runway

Temps pour lequel une start-up encore déficitaire a du cash de disponible sans nécessité d’une nouvelle levée de fonds.

Scalability (“scalabilité”)

Désigne la capacité d’un produit à “passer à l’échelle”, c’est-à-dire à s’adapter à un fort changement d’ordre de grandeur de la demande, tout en maitrisant la hausse des coûts associés. C’est une des premières questions posée à une start-up puisqu’elle est au coeur de son attractivité et de sa création de valeur.

Scrum

Est un méthode de travail agile utilisée dans le développement de logiciels, et très répandue en start-up. Elle est conçue pour des petites équipes de développeurs (3 à 9) qui coordonnent leur travail et le décomposent en actions qui peuvent être complétées dans des temps courts, appelées Sprints (30 jours ou moins), dont les progrès sont suivis quotidiennement dans des réunions courtes appelées Daily Scrums.

SEO (Search Engine Optimization)

Ensemble de méthodes permettant à un site web d’être trouvé et mis en bonne position par les moteurs de recherche (type Google). Grâce à des solutions diverses, un site parvient à améliorer ainsi son “traffic naturel” très précieux car non payant, par opposition au SEM (Search Engine Marketing) qui consiste à acheter du traffic (mots clés…).

Serial entrepreneur

Entrepreneur ayant déjà revendu une ou plusieurs start-up. Le taux de succès des “serials” étant important, ils sont “bankables”.

Share Holder Agreement (SHA ou Pacte d’actionnaires)

Convention conclue entre les actionnaires de la société (fondateurs et investisseurs en capital) pour organiser leurs relations en tant qu’actionnaires. Le pacte d’actionnaire détaille tous les aspects de la gouvernance de l’entreprise par un « comité stratégique », ainsi que les droits des actionnaires (droit d’information, droit de premier refus, drag along, tag along, droit d’agrément, confidentialité…).

Stand up (ou stand up meeting)

Dans beaucoup de start-up, meeting hebdomadaire court où tout le monde est debout et où les principales nouvelles sont échangées.

Start-up

Société nouvellement créée. Dans le sens couramment adopté, il s’agit d’une société innovante visant une croissance rapide par des leviers de “scalabilité”. Start-up est invariable en français, mais prend un s au pluriel en anglais. Les sociétés de service ne sont généralement pas qualifiées de start-up.

Start-up studio (ou start-up factory)

Société dont la mission est de lancer de nombreuses start-up dans une logique de répétition, voire une logique industrielle.

Stealth mode

Phase de démarrage de la start-up où elle choisit de ne pas encore parler de son projet, généralement pour mieux gérer la concurrence, ou parce qu’elle se cherche encore.

Traction

La traction d’une start-up désigne l’intérêt mesuré pour son produit de la part de ses clients, que ceux-ci payent ou qu’ils ne payent pas.

TRI (Taux de Rentabilité Interne) — ROI en anglais

Taux mesurant la rentabilité annualisée moyenne d’un investissement constitué de flux négatifs (décaissements) et de flux positifs (encaissements). Il est utilisé pour mesurer et suivre l’évolution de la performance des opérations de Capital Investissement.

User Experience (ou UX Design, Experience Utilisateur)

L’UX est le résultat et le ressenti de l’expérience de l’utilisateur lors de l’utilisation ponctuelle ou récurrente d’un produit ou d’une interface. Le travail sur l’experience utilisateur, souvent effectué par un designer, vise à optimiser la satisfaction lors de l’utilisation de fonctions et la manière de les faire évoluer tant sur la forme, sur le fond, que sur la manière d’y accéder. La rapidité d’accès aux fonctions les plus utilisées est un des objectifs de l’UX Design. C’est un facteur clé de succès des start-up, et des entreprises digitales en général. Les accélérateurs proposent souvent des compétences d’UX Design aux start-up qu’elles accompagnent.

Article rédigé par Marc CORNET

Fuites de données : employeurs, adoptez les bons réflexes.

Fuites de données : employeurs, adoptez les bons réflexes.

Fuites de données – Employeurs, adoptez les bons réflexes.

Quel patron d’entreprise IT n’a pas la hantise que ses employés quittent leurs postes les poches remplies de données sensibles ? … Adoptez les bons réflexes !

Le taux de turnover des collaborateurs d’entreprise IT est élevé. Par conséquent le risque de fuite de données en découle, intentionnelle ou pas.

L’étude menée par Osterman Research en 2016 sur les Etats Unis (oui c’est vrai, ça date un peu, mais les principes sont là) montre qu’un collaborateur IT reste en moyenne 4 ans dans l’entreprise. Induisant un fort taux de renouvellement annuel.

Les tendances Européennes et Françaises surfent sur les mêmes courbes. Alarmant ?  Oui si l’anticipation ne fait pas partie de votre vocabulaire RH et managériale. 1 entreprise sur 5 n’a pas la capacité de contrôler la fuite des données lors du départ du collaborateur. Les bons réflexes sont pourtant simples à mettre en place mais nécessitent une bonne coordoination.

Pour tendre les filets correctement face aux fuites de données, 5 bons réflexes à adopter (basées sur l’étude d’ Osterman Research de 2016)

 

#1 Soyez clair !

Adoptez la clarté dans toutes ces formes. Toujours selon cette étude, 84% des collaborateurs sortants constatent l’absence de politique de contrôle des données lors de leurs départs. Les managers doivent collaborer afin de verrouiller les flux et traitements des données. Initier ou développer les thématiques juridiques au sein du règlement intérieur, d’une charte de bonne conduite bien bordée, de sessions de formations ou de sensibilisation. L’ensemble de ces actions devant être idéalement contractualisées afin de protéger toujours mieux les intérêts de l’entreprise et par conséquent limiter en continu les fuites de données.

#2 Formation & sensibilisation !

Avant même que le collaborateur traite sa première donnée, il devra être conscient des tenants et aboutissants de ce traitement, des risques qui y sont liés et des contraintes juridiques qui s’appliqueront à son poste. Veillez à respecter les règles de bases en propriété de données et que chacun intègre les notions de confidentialité et d’exclusivité.

#3 Définissez les accès !

Rien de pire que la dispersion des données aux 4 vents sans se poser la question de l’utilité pour le collaborateur. En l’occurrence et Pour chaque type ou catégorie d’information définissez leurs accès par services et/ou collaborateurs. Un ingénieur de bureau d’étude a t’il besoin d’avoir accès à la comptabilité de l’entreprise ? Par conséquent limitez les accès. La maturité des services d’informations permettent la mise en place aisée d’accès par niveau.

#4 Processus d’inaccessibilité !

Il n’est pas envisageable qu’un collaborateur puisse encore accéder à ces données plusieurs mois après sont départ. Installez auprès des divers services de l’entreprise des restrictions d’accès et des processus de désinscription automatisés. Contractuellement, faites signer au collaborateur sur le départ une attestation de désinscription, programmez des script automatisés par votre DSI pour verrouiller les accès dès le départ du collaborateur afin de conforter la sécurité générale des données.

#5 Sauvegarder les données !

Il n’est pas question de supprimer les données du collaborateurs sortant mais de pouvoir bénéficier de sauvegardes à tous moments à des fins de contrôles et de gestion d’archives entre autres. D’autant plus si les données sont sensibles. Votre DSI d’une manière générale devra pouvoir anticiper et gérer la sécurisation des données en correctif et préventif et par conséquent éliminer les risques de fuites de données.

Article rédigé par Marc CORNET

Quels types de salariés sont visés par les cyber-attaques ?

Quels types de salariés sont visés par les cyber-attaques ?

Sécurité – Cyber attaque

Cyber attaque : quels types de salariés sont ciblés ?

Un récent rapport (proofpoint) montre que les laboratoires représentent la cible la plus prisée d’une cyber attaque. Paradoxalement, les hauts cadres d’entreprises ne sont pas les premiers visés. Explications.

Remettons l’église au milieu du village. A priori, il n’est pas nécessaire de disposer d’informations précieuses ou critiques pour être la cible d’une cyber attaque. En effet, quelles que soient les caractéristiques des informations que vous détenez, les pirates n’opèrent jamais à l’aveugle et procèdent à des opérations d’espionnage bien organisées. Il connaissent parfaitement les faiblesses de votre organisme.

En outre (lire également notre article sur la sécurité des données) les profils les plus ciblés sont la R&D, les services commerciaux et opérationnels car il y est souvent constaté un déficit de prise de conscience quant aux risques de  »fuites » de données. De même que, en grande proportion également, un mauvais jugement de la valeur des données que l’on traite est en cause. En effet, rien de pire que de s’estimer, à tort, non concerné(e) par les cyber attaques.

Les réseaux sociaux responsables ?

Non si l’on part du principe que les réseaux sociaux sont des outils transportant les informations sensibles que NOUS y plaçons. Finalement, le coupable c’est le manque de responsabilisation, de formation, de sensibilisation des utilisateurs. Pour exemple, les réseaux sociaux sont des plateformes  où il est toujours très tentant pour beaucoup d’étaler ses succès et ses découvertes. Que ce soit personnellement ou professionnellement. Par conséquent les attaques reposant sur l’ingénierie sociale sont en forte progression. Le Sphear-Phishing (type e-mailing) ne cesse lui aussi de croître pour passer  de 53% à 64% l’an passé. Comme pour beaucoup, ce type de message est très personnalisé et peut induire facilement en erreur son destinataire. Nous connaissons la suite… le mail est ouvert, et le mal est fait…

Les adresses et alias d’entreprises visés…

Toujours mentionné par cette étude, les alias de mails d’entreprises (contact@maboite.com, commercial@maboite.com, sav@maboite.com) sont ciblés par les attaques dans 30% des cas. Pourquoi ? ces alias de mails, qui au final renvoient vos mails reçus en direction d’une unique  »vraie » adresse sont plus compliquées à sécuriser et offrent par conséquent de plus belles opportunités aux pirates.

Par conséquent, la monté en puissance des attaques vers ce type de cible démontre une banalisation de l’usurpation d’adresses mails. Ce type d’attaque est 1O fois supérieurs en 2018 qu’en 2017.

La finalité, toujours la même…

Hormis la technique, le but est d’inspirer confiance au destinataire du mail frauduleux. De l’inciter à ouvrir la pièce jointe malveillante avec confiance.

Solution face aux cyber attaques (entre-autres) : la sensibilisation, la formation.

Quoiqu’il en soit, aborder le problème de la sécurité des données en amont de manière préventive coûtera toujours moins cher que d’agir par du correctif après coup.

Quant aux formations, leurs mises en place  ne sont pas synonymes de coûts élevés. En effet, il existe aujourd’hui de nombreux supports de formations, gratuits pour beaucoup, permettant d’augmenter le niveau de culture numérique des collaborateurs. Sensibilisation, formation, discernement.

En 2017, il fallait en moyenne 170 jours pour découvrir que votre SI avait été attaqué… No comment…

Quoi qu’il arrive les coûts d’une cyber attaque sont élevés.

A mettre face aux coûts de la formation/sensibilisation, les coûts correctifs et d’analyse des impacts.

Considérons pour exemple, les plus forts d’entres-eux:

  • Enquête technique
  • Notification au client de l’intrusion
  • Mise en conformité réglementaire
  • Honoraires de justice divers
  • Sécurisation des données (celles qui restent…) post-attaque
  • Relations publiques et image de marque de l’entreprise

Pour engendrer :

  • Augmentation des primes d’assurance
  • Coûts liés à l’interuption d’activité
  • Perte de CA
  • Dépréciation de la valeur de la marque
  • Perte de confiance client

Article rédigé par Marc CORNET

Les Nano-Things : quoi, comment et pourquoi. Explications.

Les Nano-Things : quoi, comment et pourquoi. Explications.

Nano-Things, vulgarisons un peu …

L’internet des objets commence à se démocratiser et certaines définitions sont plus claires aujourd’hui. Même si les technologies sont encore loin de la maturité, les chercheurs pensent déjà au coup d’avance : Les Nano-Things.

Petit rappel : l’internet des objets est l’interaction d’internet avec les objets qui y sont connectés quelque soient les lieux et les environnements dans lesquels ils se trouvent. Des exemples d’applications : e-santé, domotique ou encore quantified Self. Quantified Quoi allez-vous me dire ??? . La e-santé, c’est la capacité pour votre médecin traitant de recevoir en temps réel votre électrocardiogramme ou votre taux de sucre. Grâce à votre montre connectée cette dernière recueille et envoi par internet les données ainsi récoltées en permanence. Le quantified-Self réside dans la mesure et le partage des données personnelles. Toujours avec votre montre connectée vous savez en permanence combien de pas vous avez parcouru, combien de calories vous avez dépensé.

A ce jour ce type de mesure, s’opère avec des objets du quotidien, ayant des dimensions courantes. Votre smartphone, votre montre connectée …

Alors, Quelle sont les différences avec les nano-things ?

Avec la miniaturisation permanente des composants il devient possible de développer ces technologies à l’échelle du nanomètre. Nous parlons ici d’une échelle invisible à l’œil nu de l’ordre du milliardième de mètre. Ainsi ces futures nanomachines telles que vues dans de vieux films de sciences fiction sont déjà aux portes de vos artères. Malgré leurs tailles ces systèmes sont néanmoins capables d’interagir avec leurs environnement.

Pour qui, pour quoi ?

Comme souvent dans le domaine de l’Iot, c’est la santé qui est privilégiée en terme d’investissement et de recherche. Les applications médicales qui en découlent sont vastes. Ce que la médecine traditionnelle et ses technologies ne pouvait permettre en terme de collecte d’informations, les nano-things permettent maintenant d’envisager les diagnostics et les traitements sous des angles différents. Imaginez ces petites bêtes parcourir vos organes afin de détecter les anomalies, pré-diagnostiquer vos carences et pathologies. Pourquoi allez faire une prise de sang 2 fois par an quand votre médecin traitant peut avoir vos analyses en temps réel sur son smartphone ?

Au delà du secteur de la santé, les nano-things peuvent être déployés dans les environnements divers nécessitant une mesure ou une surveillance : écologie, météorologie, agriculture …

Comment ? et les contraintes ?

De grands challenges sont encore à relever. De solides barrières sont encore présentes. La capacité d’action de ces nano-systèmes dépendra des réseaux de communication à optimiser ou inventer, de leurs autonomies, des matériaux à utiliser pour leur conception et leurs constructions. Les technologies actuelles ne sont pas encore assez mûres pour répondre aux impératifs de tels systèmes. A l’heure actuelle des recherches sont en cours mais ne valident leur pertinence que sur le papier pour l’instant.

A lire également : Les algorithmes …

 

Article rédigé par Marc CORNET