Quand intégrer un incubateur de startup ? - Quai Alpha
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Quand intégrer un incubateur de startup ?

Les entrepreneurs peuvent parfois être indécis sur leur timing pour rejoindre un incubateur. Cet article devrait vous aider à sauter le pas.

Ça y est, vous avez une idée de startup et vous avez envie de créer votre entreprise ? Vous avez développé une idée seul chez vous et vous souhaitez aller plus loin, tout en ayant vos propres bureaux et une équipe autour de vous ? A quel moment doit-on sauter le pas et s’adresser à un incubateur pour faire grossir son projet ?

En vérité, tous les entrepreneurs peuvent venir taper à la porte d’un incubateur comme Quai Alpha, ne serait-ce que pour échanger avec des spécialistes de l’entrepreneuriat, obtenir des conseils et être guidé dans les premières étapes du développement de leur projet. Quel est le bon moment pour intégrer un incubateur : c’est une bonne question qu’il faut se poser et qu’il faut venir poser directement aux structures concernées, autour d’un café, dans des réunions d’information, dans des afterworks…

Chez Quai Alpha, nous nous intéressons prioritairement à des porteurs de projet qui sont au moins au stade du prototype. C’est-à-dire des entrepreneurs qui ont quand même dépassé le stade de la première idée et qui ont déjà mis des choses en place, sans pour autant avoir déjà immatriculé leur société.

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Intégrer un incubateur avant d’immatriculer sa société

Effectivement, avant le stade de l’immatriculation d’une startup, de nombreuses possibilités d’accompagnement et d’aides sont offertes aux néo-entrepreneurs. En effet, une grande partie de la  chaîne de financement, des bourses d’innovation ou des subventions publiques sont mobilisables jusqu’à un an après l’immatriculation ou avant l’immatriculation de la société. À ce stade, il est possible de remodeler le projet de fond en comble pour l’adapter au marché et aux opportunités du territoire.

Cela n’empêche pas d’accompagner des projets immatriculés depuis moins de 3 ans qui viennent plutôt chercher du réseau et une accélération commerciale. Le suivi s’orientera alors plus vers un focus commercial et business.

Quand intégrer un incubateur : trouver le bon timing

Il y a plusieurs manières aujourd’hui de réaliser un prototype ou un MVP facilement, sans forcément beaucoup de moyens. De nombreux incubateurs accueillent des porteurs très tôt dans leur phase de maturation. Souvent trop tôt d’ailleurs, et qui fait que le taux d’échec après 3 ans est très important. S’incuber trop tôt peut même comporter certains risques si votre projet n’est pas suffisamment abouti, réfléchi et en phase avec le marché et les besoins des consommateurs.

Le véritable risque à se faire incuber trop tôt, c’est de ne pas être pleinement en capacité d’évoluer et de passer sur une véritable phase de développement commercial, tout simplement parce que les porteurs de projet ne sont pas prêts et que le timing n’est pas le bon.

C’est pour cette raison que le stade du premier prototype est vraiment important avant de penser à l’incubation. Pas besoin d’investir des dizaines de milliers d’euros pour créer la première version d’un produit. De nombreuses solutions existent.

Chez Quai Alpha par exemple, nous avons accompagné un ancien orthodontiste qui avait une passion pour le vélo. Il est parti du principe qu’il y a 40 % des gens ne peuvent pas faire de vélo parce qu’ils ont des problèmes de coccyx et de longueur de jambes, etc. Et se retrouvent ainsi en position très inconfortable sur une selle de vélo.

Cet entrepreneur a eu l’idée de réutiliser les techniques des prothésistes dentaires, mais en les appliquant au vélo et à la conception de la selle de vélo, comme s’ il modélisait une prothèse de hanche ou de genou par exemple. Cette technique permet de créer une selle qui est à la fois extrêmement ergonomique et entièrement adaptée au coccyx de l’usager.

Avant même d’être immatriculé, cet entrepreneur avait réalisé des moules en résine maison, pour prouver que son concept fonctionnait. Et il a attendu d’avoir suffisamment de demande et d’intérêt pour aller contacter un industriel avant de s’immatriculer.

Démontrer son concept avant de penser à l’incubation

L’idée, c’est vraiment de démontrer que son concept est le bon et qu’il peut fonctionner. Cela peut passer par exemple par la création d’un groupe sur Facebook pour prouver que vous arrivez à fédérer une communauté de quelques milliers de personnes qui sont intéressées par ce que vous faites.

Si vous arrivez avec un projet novateur et que vous avez déjà des précommandes, l’équipe de l’incubateur sera bien plus ouverte à vous accompagner dans votre développement que si vous arrivez avec un simple Powerpoint.

Autre exemple chez Quai Alpha, nous avons un entrepreneur incubé qui a signé un contrat avec un grande groupe spécialisé dans l’énergie, en leur proposant des pistolets à peinture sans aérosol. On le sait, les aérosols présentent de nombreuses problématiques à la fois environnementales et sanitaires. Pour solutionner cette question, cet entrepreneur a donc inventé une solution de marquage avec une peinture biodégradable.

Dès le stade du prototype, il a réussi à obtenir un accord pour une commande de plusieurs exemplaires. C’était déjà une vraie preuve de maturité. Voilà typiquement l’exemple où un entrepreneur se retrouve à ce moment charnière où il doit grossir et où il ne peut pas y arriver seul. C’est le bon moment pour intégrer un incubateur de startup.

QuaiAlpha_illustration_prototype

Trouver le bon équilibre et le product market fit

À la question : quand rejoindre un incubateur, il n’y a pas de bonne réponse. Ni l’incubateur, ni le porteur de projet ne peut être certain à 100 % que c’est le bon moment. Mais certains signaux nous donnent quand même de très bonnes indications sur ce niveau de maturité qu’il faut atteindre avant de penser à une incubation.

C’est une histoire d’équilibre. C’est à dire que du côté du porteur de projet, l’évaluation est forcément biaisée, car autour de lui, son entourage va se montrer très enthousiaste, parfois trop.

Pour évaluer quand le meilleur moment est arrivé pour rejoindre un incubateur, il faut regarder du côté du product market fit.

Voici les questions à vous poser avant d’aller plus loin :

  • Est-ce que mon produit est le bon et est-ce que mon offre intéresse au-delà de mes proches ?
  • Est-ce que les consommateurs sont prêts à payer pour ma solution ?
  • Est-ce que mes proches auraient acheté cette solution à quelqu’un d’autre que moi ?

Des outils pour trouver ou tester son idée

Pour savoir si votre idée ou votre offre intéresse les consommateurs, il existe de nombreux outils gratuits sur le web. Par exemple Ubersuggest qui permet de vérifier le volume de requêtes de Google sur un sujet ou une problématique. Google est un très bon indicateur puisque aujourd’hui, on le sait, plus de 80 % du trafic mondial a lieu sur ce moteur de recherche.

Côté commerce en ligne, il existe des outils de veille équivalents sur Amazon pour capter les tendances et comprendre quels produits sont en train de décoller. Il faut toujours être en avance sur les tendances. Si vous voyez tout le monde dans la rue avec un iPod, il est déjà trop tard pour lancer votre version de l’iPod. L’idée, c’est de trouver des outils de tests qui permettent de mieux comprendre ce qui se vend et ce qui se lance sur Amazon. Il faut être à l’affût de toutes les nouveautés pour se positionner et trouver plus facilement son offre et son marché.

Aller plus loin : la starter class Quai Alpha pour poser les bases de son projet

La starter class Quai Alpha dure 3 mois, à raison de 2 jours de formation par semaine. Durant cette période, les porteurs de projets vont balayer des sujets liés à l’entrepreneuriat : produit, marketing, juridique, comptabilité…

L’objectif est d’acquérir un socle de connaissances qui va donner plus de clarté au projet et développer la capacité du dirigeant à prendre toutes ses décisions en pleine conscience. C’est à partir de cette base solide que vous allez pouvoir prendre du recul et  mieux évaluer quand le bon moment arrive pour se lancer.

Créer et designer son produit, c’est très facile pour un technicien. Mais quand il s’agit de s’adresser aux banquiers ou aux investisseurs, ce n’est plus la même histoire. Il est important de monter en compétences dans des domaines qui vous sont totalement étrangers, comme le marketing ou la stratégie commerciale par exemple.

Il y a bien entendu des gens qui sont parfaitement talentueux, qui arrivent à fédérer une large communauté autour d’eux et qui construisent leur projet step by step, au fur à mesure. Mais l’idée, pour sécuriser la prise de risque, c’est quand même de capitaliser sur un socle de connaissances et de compétences très solides. Ne pas se lancer seul ! Ne pas démarcher au hasard. Ne pas partir bille en tête avec une simple idée testée auprès de son entourage.

De l’autre côté, il ne faut pas non plus attendre trop longtemps pour se lancer. Quand un produit est finalisé, il est souvent trop tard. Il faut y aller avec une version même imparfaite et quelques fonctionnalités. C’est une erreur classique chez les entrepreneurs qui ont peur de se faire voler leur idée ou leur concept, de se faire copier ou plagier un prototype. Mais il existe des moyens de protéger facilement son innovation, même si elle n’est pas encore totalement aboutie.

Pour comprendre à quel moment il faut se lancer dans l’aventure de l’incubation, il faut déjà avoir parlé de son projet, partager ses idées et confronter son offre. N’hésitez pas à rejoindre des communautés d’entrepreneurs, à participer à des événements pour startupers ou à rejoindre des coworking associés à des incubateurs, comme celui de Quai Alpha.

Vous êtes un porteur de projet et vous hésitez à vous lancer ? Vous vous demandez si votre projet a atteint la bonne maturité pour être incubé ? Ne restez pas seul avec vos interrogations.

Contactez dès maintenant nos équipes pour solliciter un rendez-vous et discuter de votre projet. Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.